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Les étudiants de première année du BTS Économie Sociale Familiale (ESF) du lycée Jean-Rostand de Strasbourg ont présenté, ce mardi 31 mars à 9 h 10, les résultats d’une enquête inédite sur les conditions de vie des étudiants de leur établissement. Ce travail, mené dans le cadre de leurs actions professionnelles sous la supervision de Madame Jeanine Le Gal et de Monsieur Matthieu Degott, professeurs en ESF, a été salué pour la rigueur de la démarche et la qualité de l’analyse.

 

Devant la proviseure, Madame Doriane Rapp, et le proviseur adjoint, Monsieur Freddy Larrey, les étudiants ont su dépasser la simple restitution de données pour offrir une lecture fine et argumentée des réalités étudiantes, témoignant de leur capacité à prendre de la hauteur et à mobiliser les outils d’analyse appris en formation.

L’enquête, réalisée entre le 19 et le 22 janvier 2026 auprès de 120 étudiants du lycée, visait à dresser un portrait précis des conditions de vie et d’étude tout en les comparant aux résultats nationaux de l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE). Les analyses révèlent une population jeune (19 ans en moyenne), à 68,8 % féminine, bénéficiant d’un cadre d’études structuré et bienveillant. Ainsi, 70,5 % des étudiants se déclarent satisfaits de leur intégration, soit un taux deux fois supérieur à la moyenne nationale. Cette exigence de réussite s’accompagne toutefois d’un stress chronique pour plus de la moitié des étudiants (53,7 %), lié à une charge de travail importante et à des emplois du temps soutenus. Ce rythme influence leurs habitudes alimentaires, puisque 65,3 % déclarent sauter des repas, souvent faute de temps. Les étudiants ont néanmoins mis en évidence une santé psychologique globale meilleure qu’au niveau national, avec une détresse psychologique deux fois moins fréquente (17,5 % contre 36 %), un point qu’ils ont su analyser avec discernement en le reliant au cadre protecteur du lycée.

Autre observation marquante, 53,7 % des étudiants vivent encore chez leurs parents, un fait interprété non comme un signe de dépendance, mais comme un facteur de stabilité et de continuité dans le parcours scolaire. Enfin, les étudiants ont relevé une spécificité propre aux formations de BTS en lycée, les discriminations perçues se fondent davantage sur les résultats scolaires (47,4 %) que sur l’origine sociale ou culturelle, ce qui témoigne de la centralité de la performance scolaire dans ce type de parcours. La présentation orale, claire, illustrée et structurée, a tenu toutes ses promesses, les étudiants ont su valoriser leurs compétences d’observation, d’analyse et de communication, tout en proposant des pistes de réflexion pour améliorer la qualité de vie étudiante au sein de l’établissement. La direction et les enseignants présents ont unanimement salué un travail d’une grande maturité, révélant une véritable appropriation des enjeux sociaux liés à la vie étudiante.

Équipe ESF