Où l'Histoire du Lycée se superpose à celle de Strasbourg ...

La caserne en 1938 :

 

Des origines au lycée actuel ...

 

 

 

Au Moyen-Âge ...

 Au Moyen Age, il y avait sur l'emplacement actuel des bâtiments du lycée Jean Rostand, le couvent Saint Nicolas aux Ondes, fondé vers  I220 et incorporé en 1245 à l’ordre des Dominicains.

 A l’origine, ce couvent s'appelait la "Chapelle de nos Chères Femmes Assises dans les Vertes Prairies". En effet, une chapelle consacrée  à Saint Mathieu et à Saint Nicolas jouxtait le couvent construit au milieux des prairies traversées dans les temps anciens par de nombreux  bras du Rhin.

 La dénomination latine, "in undis " fut déformée au 13° siècle par le langage populaire et devint : " zu den Hunden " : chez les chiens,  expression qui par la suite fut à nouveau traduite en latin et devint "ad canes", comme en témoignent les documents de l’époque. C'est  dans l’enceinte de ce couvent que furent installés les jardins et dépendances de l’Académie.

 

 

 

A la Renaissance ...

 Au XIVème siècle, cette maison religieuse enclavée dans un milieu hostile et acquis au protestantisme, tint tête au Mouvement de la  Réforme. Toutefois, le couvent fut fermé en 1592 par les autorités strasbourgeoises et les religieuses furent expulsées. En 1595 le  monastère fut à moitié détruit.

 En 1666, le bâtiment restant fut transformé en hôpital militaire. Les nombreux blessés de la Guerre de Holtzheim y furent soignés. En 1681,  bâtiment servit de dépôt à munitions, et dans la même année, l’église fut démolie.

 Au XVIIIème siècle, ces lieux étaient occupés, d'après les plans Blondel de 1764, par les casernes St Nicolas, l’école d’équitation de la ville  et ce qui restait du couvent St Nicolas. Puis en 1781, selon Piton, les bâtiments servant de casernes furent complètement détruits.

 

 

 

 

De la Révolution Française au XXème siècle ...

Le Bâtiment principal de la Grande Caserne St Nicolas fut érigé entre 1780 et 1784. Il est flanqué d’un manège. Herrmann affirme dans ses "Notices sur Strasbourg", que pour cette construction, la participation de la ville aurait été de 428 600 francs. Celle-ci ayant eu l’autorisation de construire des casernes pour les troupes en garnison, s’empressa d’ériger des casernes en bois, qui plus tard furent reconstruites en dur. En 1794, le quartier Saint Nicolas fut baptisé : "Quartier des Enfants de la Patrie".

Au XIXème siècle, au bâtiment de la caserne, très long et très grand, furent ajoutées des deux côtés, deux immenses écuries fermées par des grilles comme le montre le plan de 1885. La caserne fut agrandie vers l’ouest en 1843. Puis en 1855, on rajouta des deux côtés une aile servant d’écurie. Les écuries érigées en 1818 seront détruites en mars 1971 pour permettre la construction des nouveaux bâtiments du Lycée Jean Rostand.

En 1945, les locaux de la rue de l’Académie sont mis à la disposition de l’Enseignement Technique pour l’Ecole Normale d’Enseignement Ménager.

L’Ecole fonctionne sous forme de centre d’apprentissage. Elle assure l’enseignement scolaire et post-scolaire. En 1950, ces locaux doivent également abriter l’Ecole Normale Professionnelle. L’établissement étouffe dans ses locaux exigus et en nombre insuffisant. Aussi, la même année, l’école se voit elle attribuer les locaux de la Caserne Baratier, l'ancienne Caserne Saint Nicolas. La partie "Est" est d’abord aménagée, puis à partir de 1956 débute la deuxième tranche des travaux qui a pour objet la partie "Ouest". Ce n’est qu’en 1963 que le lycée disposera de la totalité des bâtiments, après le départ du centre d’apprentissage pour garçons qui avait occupé une partie des locaux. 

La troisième tranche des travaux qui avait débuté en 1971 s'achève en 1972. Les nouveaux locaux purent être occupés dès la rentrée 1972. La réalisation de cette troisième tranche fut très mouvementée : les premiers arrêtés datant en effet de 1947, prévoyaient trois tranches de travaux. La structure pédagogique correspondant à la réalisation de la 3ème tranche fut approuvée par le Ministère de l’Education dès 1962. Cette structure pédagogique a subi de profondes modifications, ce qui explique la nécessité actuelle de réinstaller un certain nombre de locaux. Si ces projets ne purent être réalisés dès 1962, c’est parce qu’à l’époque le bâtiment abritait des garçons qui attendaient la fin de la construction de leur nouveau lycée.

Les pourparlers en vue de la construction des blocs C et D ont été repris à partir de 1966; mais toutes sortes de complications surgirent. Finalement, les plans de construction purent être réalisés : cependant, les travaux n’étaient pas achevés à la rentrée de septembre 1972 et les cours commencèrent tant bien que mal dans des locaux à moitié installés. L’aménagement de ces deux bâtiments s’est poursuivie, mais ne fut toutefois pas complètement achevée avant 1975. Un bloc de Physique Electronique est mis en service durant l’année scolaire 1974-1975.

Pendant que se poursuivait l’équipement des nouveaux bâtiments, l’ancien bâtiment subit de profondes modifications. Durant les vacances d’été 1974, la réfection des dortoirs du 4ème étage, et des locaux du secrétariat fut menée à bonne fin ; ainsi que la construction d’un 2ème "aquarium" ou bureau des surveillants au rez-de-chaussée, l’aménagement de deux appartements de service et celui de la salle de l’ordinateur à l’intendance. 

Durant les vacances d’été 1975, une grande partie de la toiture fut refaite, ainsi que le Laboratoire de Physique.

Entre 1987 et 1989, des modifications furent effectuées, d'après un projet de restructuration décidé en 1983.

Le nouveau Pôle Sciences a été terminé en 2008, et remplace les anciens bâtiments C et D. Un internat est construit en 2010.

De la Révolution Française au XXème siècle ...

Le début du XXIème siècle voit la décision de construire un nouveau bâtiment en lieu et place des bâtiments C et D. La première tranche des travaux commence en 2005 par la destruction du bâtiment D, à la place duquel va s'ériger le nouveau Bâtiment principal du Lycée.

Lors du creusement des fondations, on découvre un souterrain allant du Bâtiment C vers la Cité administrative.

Les tranches de travaux prévues sont la destruction du bâtiment C, puis la construction d'un internat.